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Patrimoine

L’archéologie à Québec

Maison des Jésuites

Les Jésuites, tuteurs des Amérindiens convertis

Deux concessions sont à l’origine de la seigneurie de Sillery. L’une faite à François Derré de Gand (? – Québec, 1641), puis cédée aux Jésuites en 1639; l’autre, accordée aux Amérindiens en 1646 par le gouverneur Charles Huault de Montmagny (Paris, vers 1601 – Antilles, 1653).

En 1651, ces terres sont érigées en fief et seigneurie. Les « Sauvages chrestiens » en sont titulaires, mais sous la direction des Jésuites dits « pères, tuteurs et administrateurs du bien des Sauvages Néophytes ». Agissant à ce titre, les pères jésuites partagent les terres amérindiennes en 70 concessions et les attribuent à autant d’habitants français; ils ne réservent que 7 arpents de front pour la mission. En 1702, alors que les Amérindiens ont déserté les lieux, les Jésuites obtiennent pour eux-mêmes cette seigneurie.

La mission Saint-Joseph est destinée aux Amérindiens chrétiens. Ceux-ci sont logés dans de petites maisons à la française ou dans des cabanes d’écorce qu’ils construisent eux-mêmes. Devant la menace iroquoise, une enceinte en pieux de cèdre est élevée en 1646. Elle est remplacée, entre 1649 et 1651, par une enceinte en pierre pourvue de tourelles aux quatre coins.

Limites et organisation de la seigneurie de Sillery.

D’après Marcel Trudel, Le terrier du Saint-Laurent en 1663, tiré de Ville de Québec, Histoire de raconter : la Maison des Jésuites de Sillery.

Amulette de plomb en forme de tortue, 17e siècle.

Maison des Jésuites, collections archéologiques du ministère de la Culture et des Communications, photographie Centre de Conservation du Québec, Jacques Beardsell.

Bouteille à pharmacie en grès français, 17e et 18e siècle.

Maison des Jésuites, collections archéologiques du ministère de la Culture et des Communications, photographie Ville de Québec.

Les 18e et 19e siècles

La Maison des Jésuites actuelle, construite au début du 18e siècle, a d’abord servi de maison de campagne aux pères et aux élèves du collège des Jésuites de Québec. Par la suite, des occupants de divers milieux s’y succèdent : pasteur, brasseur et commerçants.

Assiette en faïence anglaise, 1760-1800.

Maison des Jésuites, collections archéologiques du ministère de la Culture et des Communications, photographie Ville de Québec.

Pipes en argile fine, 19e siècle. 

Maison des Jésuites, collections archéologiques du ministère de la Culture et des Communications, photographie Ville de Québec.

Bouteille marquée SIROP D’ANIS GAUVIN, un médicament breveté en 1913. Ce sirop soignait les coliques, la dysenterie, le choléra des enfants, la bronchite, la coqueluche et la migraine.

Maison des Jésuites, collections archéologiques du ministère de la Culture et des Communications, photographie Ville de Québec.

Bouteille à médicament liquide marquée PHARMACIE CENTRAL DE QUEBEC ALF L Jolicoeur, 1900-1950.

Maison des Jésuites, collections archéologiques du ministère de la Culture et des Communications, photographie Ville de Québec.

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