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Patrimoine

L’archéologie à Québec

Batailles des Plaines d’Abraham et de Sainte-Foy

Aujourd’hui, les plaines d’Abraham et le parc des Braves commémorent les importantes batailles du 13 septembre 1759 et du 28 avril 1760 qui ont précédé la capitulation de la Nouvelle-France. L’étude des cartes anciennes permet cependant de constater que l’espace touché par les affrontements et les installations militaires dépasse largement les limites de ces deux parcs.

Dans la deuxième moitié du 19e siècle, on rapporte plusieurs découvertes fortuites d’objets et de sépultures qui sont alors associés aux batailles de 1759-1760. Quelques interventions de nature archéologique sont même entreprises, sans résultats concluants. Il est toujours possible que des secteurs de la haute-ville recèlent des témoins de ces deux événements marquants de la guerre de la Conquête et des stratégies mises en œuvre par les armées française et anglaise. En 2011, on a d’ailleurs mis au jour la sépulture d’un combattant à l’emplacement de la nouvelle aile du Musée national des beaux-arts du Québec.

La bataille des Plaines d’Abraham

Les préparatifs de défense de Québec étaient déjà en cours à l’arrivée de la flotte anglaise, le 27 juin 1759. Le marquis Louis-Joseph de Montcalm (Candiac, 1712 – Québec, 1759), lieutenant général des armées en Nouvelle-France, avait fait établir une série de redoutes et de retranchements pour couvrir la basse-ville et la côte de Beauport jusqu’à la rive ouest de la rivière Montmorency. Le secteur à l’ouest de Québec, au relief très escarpé, n’avait pas été fortifié en raison de son accès difficile à partir du fleuve. Un poste de guet était toutefois installé sur le sommet dominant l’anse au Foulon. La batterie de Samos, située un peu à l’ouest de cette anse, regroupait un mortier et quatre canons et avait pour rôle de canonner les bateaux passant sur le fleuve.

C’est à partir de l’anse au Foulon, en suivant le cours du ruisseau Saint-Michel, que les troupes britanniques ont accédé au champ de bataille, le 13 septembre 1759. L’affrontement a touché une grande partie de la haute-ville. Après la bataille, l’armée anglaise a installé un camp retranché, comprenant plusieurs redoutes et ouvrages défensifs, afin de poursuivre le siège de la ville.

La bataille de Sainte-Foy

François de Lévis (près de Limoux, 1719 – Arras, 1787), à la tête de l’armée française après le décès de Montcalm, espère reprendre Québec au printemps de 1760. Le 20 avril, il quitte Montréal avec une armée de 7 000 hommes, dont 3 000 miliciens. Parti de Pointe-aux-Trembles six jours plus tard, il traverse le village de Lorette avant d’atteindre Sainte-Foy; la marche est pénible en raison de la neige fondante et du froid printanier. James Murray (Lothian, 1721/1722 – Hastings, 1794), alors commandant militaire, avait abandonné et incendié les avant-postes établis dans les églises de Notre-Dame-de-la-Visitation et de L’Ancienne-Lorette, mais avait posté des soldats dans quelques retranchements le long du chemin Sainte-Foy afin de retarder l’avance française.

La bataille a lieu autour du moulin Dumont, dans l’axe de l’actuelle avenue des Braves. Quoique les abords du moulin figurent parmi les points chauds, l’aire de l’affrontement déborde au sud de la Grande Allée. Le combat prend fin avec la retraite de l’armée britannique. Après la victoire française, Lévis assiège Québec, mais le manque de vivres et de munitions ainsi que l’arrivée de trois navires britanniques l’obligent à retraiter vers Montréal.

La bataille de Sainte-Foy s’est donc étendue, elle aussi, sur un large périmètre. À l’extérieur de la zone d’affrontement proprement dite se trouvaient certains aménagements stratégiques comme ceux des églises de Notre-Dame-de-la-Visitation et de L’Ancienne-Lorette, censés couvrir les patrouilles et prévenir une attaque terrestre des troupes françaises. Une redoute avait aussi été érigée à la jonction du chemin Sainte-Foy et de la route de la Suète.

Défendre Québec et la colonie

emplacement du site Batailles des Plaines d’Abraham et de Sainte-Foy

Emplacement

ADRESSE : 835, avenue Wilfrid-Laurier

ARRONDISSEMENT : La Cité-Limoilou

QUARTIER : Vieux-Québec–Cap-Blanc–colline Parlementaire

Période

Période coloniale
1759-1760

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